L'Œil Neuf

Diffusion de l’art moderne et contemporain

Henri-Jean CLOSON

Marly 006Né à Liège en 1888, mort à Paris en 1975

Homme de recherche, Closon l'a été, non seulement dans la poursuite d'une maîtrise et d'une perfection des moyens, mais aussi dans celle de la finalité d'une oeuvre d'homme pour qu'elle puisse porter "le sceau de l'art". Méditer et réfléchir sur ce qui fait la plénitude d'une oeuvre par la tension vers la justesse, Closon n'a cessé de le faire.

L'art n'est pas seulement émotion esthétique, mais valeur spirituelle...il s'agit de restituer l'homme dans sa globalité. Alors, seulement à cette condition, l'artiste sera à même de se transcender et de trouver d'autres voies que celles déjà explorées. L'une des voies empruntées par Closon est la couleur: "la couleur n'est pas seulement un signe des choses, elle est la vie des choses... Comme en musique, tout est question de cadences et de rythmes". Closon alors pense plus couleur, il la regarde comme un élément vivant jusqu'au vertige. Il s'agit de ce même vertige que nous retrouvons chez Rimbaud, Antonin Arthaud, Malraux. (P.G. Closon)

Je cherchais à rendre la plénitude d'un visage en rythmant et en cadençant les couleurs pour qu'elles soient les unes avec les autres, non pas des oppositions, mais des juxtapositions, des juxtapositions qui les valorisent l'une l'autre en les mariant...Elles enfantaient ainsi l'irradiation de la matière, et avec la lumière de cette irradiation, le visage auréolé prenait sa plénitude. (texte tiré de " Entretiens avec Closon sur l'art, l'homme et la vie" Recueillis par Jacques Billot, SFP edit.)